Et si « mindfulness » rimait avec fitness

poids de forme

Fitness signifie en anglais santé, forme physique et désigne un ensemble d’activités physiques visant à améliorer sa condition physique et son hygiène de vie, dans un souci de bien-être.

Toutes ces caractéristiques possèdent des liens de cause à effet bidirectionnels avec la pratique de la méditation de pleine conscience ou « mindfulness » (en anglais) et qui plus est, avec l’atteinte de son poids de forme.

Une étude de très grande ampleur menée en France1 prouve qu’il y a une association entre la pratique de la méditation et la diminution du risque de surpoids ou d’obésité.

Protocole :

14 400 hommes et 49 228 femmes majeurs ont rempli un questionnaire en ligne récoltant leurs données anthropométriques, leurs habitudes de vie et de pratique de la méditation.

Le questionnaire comportait :

  • 39 items particuliers sur :
    • les réactions émotionnelles
    • l’observation de soi et des autres
    • la prise conscience
    • le non jugement ou la prise de recul face à des situations proposées
  • l’analyse de l’indice de masse corporelle, l’âge, le sexe
  • l’activité physique, la pratique de yoga, tai-chi, qi gong ou sophrologie (en minute/semaine ainsi qu’une précision sur l’ancienneté de la pratique physique)

Résultats du questionnaire (résumé) :

  • 38% fument / 49% ne fume pas
  • 21% ne font jamais d’activité physique / 36,5% en font régulièrement / 30% en font beaucoup
  • 10% des interrogés pratique régulièrement une technique de relaxation
  • IMC moyen = 24,1 +/- 4,6 (presque identique entre hommes et femmes)
  • 20% des femmes et 35% des hommes sont en surpoids (23% du total)
  • 9,8% des femmes et 10% des hommes sont obèses (9,9% du total)

Notez que les cas de surpoids sont d’autant plus présents chez les hommes que chez les femmes (en France).

Mindfulness pour mincir ?

Selon les conclusions et le croisement des données, les chercheurs ont constaté que la pratique d’au moins une de ces techniques (yoga, tai-chi, qi gong ou sophrologie) est associée à un risque plus faible d’être en surpoids et encore plus faible d’être obèse par rapport aux personnes n’ayant jamais pratiqué ce type d’activités.

Une pratique régulière réduirait quasiment par 2 le risque d’obésité.

Apprendre à respirer, à se recentrer, à prendre conscience de son corps, à gérer ses émotions, à ne pas se jeter sur la nourriture pour répondre à des troubles émotionnels, permet de réguler son poids sur le long terme.

On peut donc penser que la perte de poids dépend en effet de la gestion de nos émotions et de notre bien-être psychologique.

Que vous soyez en surpoids ou non, qu’attendez-vous pour adhérer aux bienfaits du mindfulness ?

1.Camilleri et al., Plosone, 10(6), 2015, Association between mindfulness and weight statut in general population from the nutrinet study

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Joana & Damien

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